Dingue !
Le record mondial de vitesse d’un volant de badminton (en plume d’oie véritable) est détenu par un malaisien : 421 km/h.
Les joueurs de tennis peuvent aller se rhabiller !
L’administration sénégalaise
Un petit coup de téléphone ce soir m’a fait me souvenir d’une discussion avec un ancien collègue matamois. Ce dernier me décrivait son plan de carrière de la manière suivante : “je bosse une dizaine d’année dans le développement et ensuite, je me trouve un poste dans l’administration. J’estime qu’après dix ans à travailler au développement de mon pays, j’aurais bien mérité ça.”
Comme quoi, ça n’a pas l’air trop stressant l’administration chez eux !
Moi, je pense que
C’est fou comme la Coupe du Monde football © est un catalyseur d’avis fermes et définitifs émis par des gens qui avouent eux-même (et sans qu’on leur demande) ne rien y connaître.
Encore ce soir, alors que je rentrais tranquillement en métro avec une collègue, je lui donne le score du match Espagne-Allemagne (victoire 1-0 des mangeurs de chorizo). Ma collègue s’exclame “Oh ! C’est dommage, j’aurais pensé que l’Allemagne gagnerait”. Bon, soit. Et là , son voisin de siège s’intègre dans la conversation avec la phrase suivante : “Ouais, mais c’était sûr que l’Espagne gagnerait. Enfin, je ne m’y connais pas trop en foot, mais c’était évident”. Alors, 1. de quoi je me mêle ? 2. C’est toujours plus facile d’émettre un avis une fois le score acquis. 3. Si tu n’y connais rien, tu te tais, c’est une question de bon sens.
C’est la deuxième fois ce mois-ci que j’entends ces commentaires typiques de gens qui ne s’intéressent aucunement au football, mais comme c’est le sujetDU moment, ils se sentent obligés d’avoir un avis bien tranché, histoire d’exister dans les conversations. Mais les gars, ce n’est pas grave, détendez-vous ! Personne ne vous a demandé de vous intéresser à une peau de vache qui roule sur un pré. Personne ne peut avoir une opinion argumentée et sérieuse sur tous les sujets d’actualité. Reportez-vous sur le Tour de France (tous dopés !), les affaires politico-financières (tous pourris !) ou la crise économique (de toute façon, c’est la faute au gouvernement !).
Le plus agaçant dans ces situations, c’est que tu ne peux même pas argumenter avec eux. N’y connaissant rien, ils préfèrent enfoncer des portes ouvertes ou bien jouer de mauvaise foi lorsqu’on leur oppose un argument un peu construit (encore plus lorsqu’il s’agit d’une femme qui leur parle de football).
Mais bon, au moins, je comprends mieux le barouf autour de l’équipe de France de football…
Quinze jours dans le désert américain
Mais de quel désert parle-t-on ? Il s’agit en réalité du titre d’un récit de voyage d’Alexis de Tocqueville, célèbre économiste du XIXème siècle. Parti au départ pour étudier le système pénitentiaire américain, il en profitera surtout pour jouer le premier touriste des Amériques.
Il décrit ici le désert que constitue alors la région des Grands Lacs (aujourd’hui Chicago, Détroit, etc.) : la forêt vierge, les moustiques géants, l’absence de civilisation, la cohabitation entre Indiens et ex-Européens.
On en profite pour découvrir qu’à l’époque, certains utilisaient des ours comme chiens de garde, que le concept de tourisme n’était pas encore très développé (il devait se faire passer pour un migrant souhaitant s’établir) et surtout que les rapports entre Indiens et ex-Européens étaient déjà ambigües et entachés d’incompréhension. Cependant, le plus flagrant dans ces quelques pages (85, à peine), c’est de voir avec quelle justesse Tocqueville perçoit le futur des États-Unis et la mentalité de ses habitants : “[...] nous étions conduits à assister à l’une des scènes du monde primitif et à voir le berceau encore vide d’une grande nation. [...] Dans peu d’années ces forêts impénétrables seront tombées. Le bruit de la civilisation et de l’industrie rompra le silence de la Saginaw. Son écho se taira… Des quais emprisonneront ses rives, ses eaux qui coulent aujourd’hui ignorées et tranquilles au milieu d’un désert sans nom seront refoulées dans leur cours par la proue des vaisseaux.”
Tellement vrai
“L’amour-propre est un ballon gonflé de vent, dont il sort des tempêtes quand on lui fait une piqûre.”
Voltaire - Zadig ou la destinée
Yo ! Tu es un djeunz ? Ouaich !
Le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives a lancé il y a peu une plateforme d’informations à destination des 15-24 ans. L’objectif du machin est de les tenir au courant des mesures publiques qui les concernent et en faire un site communautaire pour échanger sur ces-dites mesures, sur leur vie quotidienne, les faire réagir sur l’actualité, etc.
Si l’intention est louable, la forme ressemble vraiment à du foutage de gueule (selon moi). Déjà , je ne sais pas si c’est parce que l’initiative est réalisée conjointement avec Skyrock, mais sous prétexte que le site s’adresse aux jeunes, ils se font tutoyer. Ah oui, c’est vrai, les jeunes sont cools, alors que le vouvoiement, c’est pour les ringards ! Mais j’ai comme l’étrange impression que si le jeune tutoyé se met à tutoyer Monsieur le Ministre, ce dernier ne va pas très bien le prendre…
D’autre part, sous prétexte que l’on s’adresse aux jeunes et que les jeunes sont des gens cools, les rédacteurs du site ne respectent même pas la syntaxe et la grammaire la plus élémentaire. Exemple : “​Que ça concerne les stages, le taf, les études ou le reste, on t’encourage à le faire ! En t’exprimant, t’aides les autres à trouver leur voie : ce sera super enrichissant pour eux de lire ce qui t’est arrivé, ce que t’as retiré d’une expérience pro ou d’une formation, par exemple.” Ah oui, c’est vrai, les jeunes communiquent en langage SMS et ne comprennent pas les mots de plus de trois syllabes.
Non mais sérieusement ! Ce n’est pas parce qu’ils vivent (pour la majorité) encore chez papa et/ou maman qu’il faut les prendre pour des illettrés. Je ne demande pas un phrasé à la Victor Hugo, mais on peut être jeune, cool, sympathique et avoir envie de lire des phrases qui respectent la langue française, du vocabulaire.
Mais bon, après, j’ai 25 ans, c’est peut-être pour cette raison que je ne trouve pas cela correct : trop vieille !
“Tu dis mais ne sais pas” [Mickey 3D]
Quiconque s’intéresse un peu à Internet et à l’actualité a dû en entendre parler : le sénateur Jean-Louis Masson souhaite faire une proposition de loi pour supprimer l’anonymat des blogueurs. Je ne vais pas me casser la tête à expliquer pourquoi cette idée est une crétinerie, déjà parce que ça tombe sous le sens et surtout parce que beaucoup d’autres l’ont bien mieux fait que je ne le ferais.
Non, moi, je voulais surtout appuyer le fait suivant : Monsieur Masson souhaite légiférer dans le domaine d’Internet. Soit. Dès lors, on peut supposer qu’il a travaillé le sujet, qu’il s’y connait en technologies de l’information et de la communication, en libertés individuelles et surtout, qu’il connait les outils du Web 2.0 et de tout ce qui tourne autour des blogs. Bref, qu’il s’intéresse aux nouvelles technologies.
Et bien non ! Malheureux naïfs que vous êtes ! Monsieur Masson ne connait pas Twitter “et [il] ne cherche pas à le savoir”, l’iPad “ne [l']intéresse pas” et Deezer “ne [l']intéresse pas non plus”.
La preuve, en image :
Enfin, moi je m’en fiche, il y a déjà mon nom partout sur ce blog…
Quand le cynisme n’a pas de limite…
« Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico. Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays moins avancés. Une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable. [...] L’inquiétude [à propos des agents toxiques] sera de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens vivent assez longtemps pour attraper le cancer que dans un pays où la mortalité infantile est de 200 pour 1 000 à cinq ans. »
Note interne à la Banque mondiale de Lawrence Summers écrite le 13 décembre 1991, publiée par The Economist le 8 février 1992.
« Il faut prendre des mesures draconiennes de réduction démographique contre la volonté des populations. Réduire le taux de natalité s’est avéré impossible ou insuffisant. Il faut donc augmenter le taux de mortalité. Comment ? Par des moyens naturels, la famine et la maladie.»
Robert McNamara, président de la Banque mondiale de 1968 à 1981 (citation issue de Nourrir l’humanité, de Bruno Parmentier)
Les patrons ne sont pas (tous) des cons*
« Certains considèrent le chef d’entreprise comme un loup qu’on devrait abattre ; d’autres pensent que c’est une vache que l’on peut traire sans arrêt ; peu voient en lui le cheval qui tire le char. »
Winston Churchill
* J’en connais plusieurs si vous voulez en rencontrer.
Finesse anglaise
Grâce à un opportun déménagement, j’ai pu redécouvrir Agatha Christie. Bien que l’ayant beaucoup lue dans ma prime jeunesse, je l’avais un peu oubliée (et les coupables de ses histoires avec). Et bien entendu, j’avais aussi oublié son humour si britannique. Pour la peine, petite citation extraite de “La plume empoisonnée” :
“L’ennui, c’est que les mères ne peuvent pas dire qu’elles ne veulent pas de leur enfant et s’en aller. La chatte mange ses petits, elle. Ce n’est pas bête. Ça ne fait pas d’histoires et il n’y a rien de perdu.”