Rien à voir

Merci actenses

Après quelques mois de recherches intenses, de cruelles désillusions et de plans foireux (quatre heures de transport pour quinze minutes d’entretien), le gros lot est tombé sur l’association actenses. Un grand merci à eux de m’avoir fait confiance !

actenses, qu’est-ce que c’est ? C’est une association créée en 2006 qui a pour objectif de démontrer que les jeunes ont du talent. Actuellement, actenses propose un programme de parrainage d’aide à l’orientation à des lycéens. Une vingtaine de lycées se sont associés à ce programme. L’objectif est de permettre aux élèves de rencontrer des professionnels et de discuter régulièrement avec eux, pour qu’ils aient une meilleure compréhension du monde du travail.

Tous les professionnels qui souhaitent parrainer un jeune lycéen (investissement de 2 à 3 journées par an) sont les bienvenus. Aucune connaissance spécifique n’est requise, si ce n’est le goût de transmettre et l’envie d’éclairer des élèves dans leurs démarches d’orientation.

Alors, envie de faire une bonne action ? Parrainez un lycéen pour son orientation professionnelle !! Contactez actenses sur Facebook, suivez-les sur Twitter ou allez directement sur leur site internet !

Jeudi 8 avril 2010 Rien à voir Pas de commentaire

Petite annonce

Si vous avez apprécié les articles de ce blog et que vous souhaitez rendre un grand service à l’auteure de ces mots, sachez qu’elle recherche désormais un boulot en Ile-de-France.

Pleine de bonne volonté, avec de l’expérience, sachant travailler en équipe ou toute seule, elle aimerait bien continuer à évoluer dans le vaste et diversifié domaine de l’économie sociale et solidaire à un poste de chargée de mission, chef de projet, coordinatrice (ou autre, elle est aussi polyvalente).

Pour en savoir plus, voici son CV

Dimanche 31 janvier 2010 Rien à voir 3 commentaires

Chiffre

“Avant 2001, les déclarations de TVA se faisaient chaque mois par courrier. 2 000 à 3 000 personnes étaient assignées à la seule ouverture des enveloppes.”

Et après, on se demande pourquoi le taux de chômage a augmenté… (!)

Jeudi 30 juillet 2009 Chiffres, Rien à voir Un commentaire

A vos claviers !

Quelque peu en manque d’inspiration ces temps-ci, profitez de l’occasion pour proposer vos idées de sujets, de photos, tout ça quoi.

Mercredi 1 juillet 2009 Rien à voir 2 commentaires

Au Sénégal, comment ça se passe ?

Donc sans surprise, l’excision au Sénégal, ça existe (ah bon  ?!). D’après une enquête de 2005, 28 % des femmes seraient excisées. Les deux régions les plus concernées sont celles de Kolda et Matam qui ont un taux de prévalence de 94 et 93 %.

Un chiffre qui peut permettre d’être optimiste : le taux d’excisées aurait tendance à diminuer avec l’âge. 31% des femmes de 45-49 ans le sont contre 25% chez les 15-19 ans.

Ici, l’excision est surtout une affaire d’ethnie. Les Wolofs, qui sont majoritaires (44% de la population), ne connaissent pas du tout cette pratique, à l’inverse des ethnies du nord du pays qui sont à fond dedans.

Au niveau étatique, le Sénégal a signé tout ce qu’il était possible pour lutter contre la chose. En1999, une loi a même été promulguée pour interdire et condamner les auteurs de ces mutilations à des peines de prison (entre six mois et cinq ans). Plusieurs personnes auraient été arrêtées, jugées, condamnées. La seule affaire que j’ai lu sur le sujet concerne trois personnes qui ont été condamnées mais graciées la même année. Niveau crédibilité, c’est pas top…

Cependant, il faut bien reconnaître qu’il y a eu beaucoup de progrès de réalisés, grâce notamment au travail d’ONG et d’associations locales. Les résultats sont probants surtout là où l’excision se faisait avec tout un rituel et une cérémonie. Par contre, dans des coins comme Matam (et le nord du pays d’une manière plus globale), c’est une tradition tellement ancrée que c’est vraiment compliqué de les faire changer d’avis (et ils le perçoivent comme une atteinte à leur culture et à leurs traditions, du coup ils rejettent toute idée de changer). L’autre explication avancée est que cela s’est toujours fait en toute discrétion, ce qui rend difficile d’agir sur un phénomène dont personne ne parle et dont on ne voit que la conséquence…

Voilà. On va s’arrêter là sur le sujet. Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous invite à lire le document écrit par l’UNICEF.

Où ça existe ?

Si on élargit la définition à “toute action portant atteinte à l’intégrité des organes génitaux de l’être humain”, on peut dire que ça existe partout dans le monde.

Entre l’introcision évoquée précédemment qui concerne des tribus d’Australie et du Pérou, l’excision et l’infibulation présentes en Afrique principalement mais aussi en Europe et en Amérique avec les migrations, il n’y a peut-être que l’Asie qui ne connaît pas ce phénomène.

J’ai bien cherché une carte mondiale de la situation, mais tout le monde se borne à l’Afrique. Donc vous n’aurez qu’une carte de l’Afrique :

carte_excision

Pourquoi ça ne devrait pas exister ?

Quelques petites raisons de dire non à l’excision :

  • la nature est stricte là-dessus : le sexe de l’enfant se débat entre les spermatozoïdes et l’ovule. Le clitoris n’a rien à voir dans l’affaire ;
  • vu les conditions d’hygiène dans lesquelles l’excision est souvent réalisée, il en résulte de gros risques d’infections (urinaires, gynécologiques, vulvaires) qui peut se transformer en septicémie puis en stérilité ou mener carrément à la mort de la fille ;
  • les accouchements deviennent difficiles car la femme devient sujette à une déchirure du périnée ;
  • cela entraine la diminution, voir la perte totale de la sensibilité des organes génitaux… mais ne serait-pas une des raisons justifiant l’excision ?!
  • les répercussions psychologiques sur la jeune fille peuvent être assez dévastatrices ;
  • vu qu’ils s’y prennent souvent à la one again, sans anesthésie, ben merde, on ne devrait pas faire subir une telle douleur à qui que ce soit.

Si vous avez d’autres contributions…

Dimanche 24 mai 2009 Rien à voir 2 commentaires

Pourquoi ça existe ?

Bon, on ne va pas rentrer dans l’historique de l’excision, parce que je ne sais pas qui est le cornichon qui a inventé ça mais je n’ai pas envie de le découvrir.

À la place, on va plutôt s’attarder sur les arguments développés par ceux qui sont pour cette pratique. Et oui, ça existe et c’est important de savoir ce qui les motive. La liste n’est pas exhaustive et surtout n’a pas d’ordre d’importance :

  • la pression sociale : dans certains villages, une fille non excisée ne trouvera jamais à se marier.
  • la coutûme : “ma grand-mère, ma mère l’étaient, mes enfants le seront aussi”
  • ” l’honneur de la famille ” : l’excision permettrait de conserver la virginité des jeunes filles jusqu’au mariage, en prévenant le désir sexuel et, par conséquent une expérience sexuelle prénuptiale.
  • ” l’honneur du mari ” : l’excision réduirait le désir sexuel des femmes, qui ne seraient pas tentées d’avoir des relations adultérines.
  • les idées reçues : d’après une enquête réalisée au Sénégal en 2003, les gens pensent que cela rendrait les femmes plus fécondes et les naissances de petits garçons plus propice. D’après ce que j’ai pu entendre, ça facilite l’accouchement, la fille courra moins derrière les garçons, elle ne pourra pas avoir d’enfant hors mariage, elle arrivera vierge au mariage.
  • le rite initiatique et l’appartenance à un groupe : dans certains coins, il y a tout un cérémonial allant avec l’excision. C’est une sorte de rite de passage pour la jeune fille : c’est désormais une adulte en âge de se marier.
Vendredi 22 mai 2009 Rien à voir Pas de commentaire

En quoi ça consiste ?

Alors concrètement, de quoi est-ce qu’il s’agit ?

Basiquement, il y a trois degrés d’excision :

  • l’ablation du clitoris (clitoridectomie),
  • l’ablation du clitoris et d’une partie des petites lèvres (excision),
  • l’ablation du clitoris, des grandes et des petites lèvres, avec suture du sexe de la femme (infibulation). Dans sa version plus glauque : “après avoir coupé le clitoris et les petites lèvres des fillettes, [cela consiste] à lacérer les grandes lèvres pour faire saigner leur bord interne, puis à réunir les surfaces soit par une couture, soit par la pose d’un système d’agrafes (épines d’acacia, par exemple). Lors du mariage, la désinfibulation s’effectue avec un objet tranchant (silex, couteau).”

L’infibulation existe également chez les hommes. Cela consiste “à baguer la base du gland ou à traverser le prépuce ramené sur le gland avec un anneau de métal. L’érection devient alors impossible.”

Merci à l’encyclopédie Larousse en ligne pour ces précisions.

Ci-dessous, le schéma des trois types d’excision féminine :

excision

L’excision se pratique sur les jeunes filles entre 2 et 12 ans le plus souvent.

Cette pratique a lieu un partout dans le monde et si l’on prend une définition large de la chose, sachez que selon Wikipédia, certaines tribus pratiquent l’introcision : “élargissement de l’orifice vaginal avec une lame en pierre”.

Enfin, il faut également savoir que cela n’a rien à voir avec la religion puisque des animistes, des catholiques, des coptes, des juifs, des musulmans, des protestants pratiquent l’excision.

Le mot de ce soir est… excision !

Mon petit cas de conscience de la semaine dernière me donne l’occasion d’aborder le sujet de l’excision de manière un peu plus poussée.

Tout le monde a entendu parler de cette pratique, mais au fond, qui sait réellement en quoi cela consiste, qui ça concerne (oui, on sait, les filles, mais lesquelles ?), etc. ?

Les prochains posts concerneront donc ce truc.

Chirurgicalement,