Le VSI, c'est un choix de vie

Home Sweet Home

C’est pas le tout, mais c’est aussi vachement de rentrer chez soi, parce que :

  • après 59 heures de voyage, t’es content, c’est tout (promis, je vous raconterai),
  • si tu veux acheter ton pain ou du riz le dimanche à 23 heures, le magasin est ouvert,
  • les gens sont bien plus aimables qu’en France (et ouais…),
  • le fait de se sentir en vacances dès que tu as deux heures de libre, ça n’a pas de prix (pour tout le reste…),
  • lorsque je vais sur deezer, megavideo, etc. je n’ai pas à attendre la matinée avant que la vidéo ou la chanson ne soit chargée (et oui, tout arrive),
  • dans ma région, il n’y a pas d’embouteillages, pas de feux rouges, pas de côtes à monter, pas d’escaliers à gravir,
  • c’est chez moi après tout et j’aime bien être chez moi,

Cultivons-nous… suite

Aujourd’hui : le mariage chez les musulmans.

Selon le Coran, l’homme a le droit d’épouser jusqu’à quatre femmes. Mais attention, selon des règles précises : il ne peux prendre une seconde femme que s’il a les moyens financiers (et on sait qu’une femme ça peut coûter bigrement cher) pour la faire vivre, elle et les futurs enfants qu’elle ne manquera pas de lui donner. Cela vaut également pour la troisième et quatrième épouse.

Le Sénégal est un État laïc autorisant la polygamie. Donc ici, lorsqu’un musulman se marie à la mairie, il choisit la case à cocher : polygame ou monogame. Enfin, je ne sais pas si c’est vraiment une case, mais vous avez saisi l’idée. Souvent les hommes sélectionnent l’option polygame (”parce qu’on ne sait jamais”) mais ce n’est pas pour ça qu’ils prendront une seconde épouse par la suite.

Apparemment, de ce que j’ai vu jusqu’à présent, la moyenne se situe à une femme avec l’envie d’en avoir deux (après, c’est hors de prix) un peu plus tard.

Et comme les choses ne sont pas toujours roses, parlons divorce. Tant que le mariage n’a pas été prononcé à la mairie (ce qui arrive dans les coins reculés), la tradition musulmane s’applique tranquillement. C’est-à-dire que les époux peuvent divorcer ; à l’initiative de l’homme comme de la femme.

La procédure de divorce est très simple : on s’engueule (ou pas) et celui qui demande le divorce doit le faire savoir à ses témoins de mariage, qui se chargeront de relayer l’information. Bref, ça doit se savoir.

Les époux ont le droit de divorcer trois fois et une quatrième fois en option. En fait, après séparation, il peut y avoir rabibochage et cela trois fois. Le dernier divorce est supposé définitif, sauf lorsque la femme se remarie. Si elle divorce de son second mariage (décidemment), alors, son premier mari peut l’épouser une quatrième fois. Après, c’est terminé. Vous avez suivi ?

Le Volontariat de Solidarité International, c’est trop d’la balle #3

Terminé ce côté sauvageon qui me caractérisait tant : ne pas dire bonjour aux collègues le matin, passer dans la rue devant quelqu’un qu’on connaît tout en baissant la tête pour qu’il ne nous voit pas, ignorer superbement une vieille connaissance dans le métro, etc.

Et ouais, ici, tu dis bonjour même aux gens que tu ne connais pas, tu donnes ton numéro de téléphone pour un oui, pour un non (même si on ne se rappelle jamais), et surtout, quand tu rentres dans une pièce, tu salues tout le monde et tu demandes des nouvelles (la famille, ça va ? et la santé, ça va ? la chaleur ça va ? la matinée ?).

Si ça continue, ce sera sans doute la plus belle réussite de ce VSI !

Le Volontariat de Solidarité Internationale, c’est trop d’la balle #2

Patience [n.f.] :  Qualité de celui ou celle qui sait attendre calmement, qui supporte les choses avec sang-froid et sérénité.
“La patience est le pilier de la sagesse” Frédéric Mistral
Entre une connexion internet qui culmine en moyenne à 4-6 ko/s (un pic, une fois, à 47,7 ko/s)* et toutes les autres petites choses de la vie, je crois que je vais devenir encore plus sage que le dalaï-lama lui-même.

* pour les non initiés, la différence entre votre débit internet et le mien, c’est un peu comme si on se faisait un Brest-Nice, sauf que vous y allez en Porsche par l’autoroute et moi à pied par les chemins forestiers.

Le Volontariat de Solidarité Internationale, c’est trop d’la balle #1

Au moins, je vais être capable d’écraser n’importe quelle bestiole que je croise sur mon chemin, qu’elle soit grosse, petite, toute sèche, visqueuse ou bavante.

Et sans remord !

Le Volontariat de Solidarité International, c’est trop d’la balle

Comme l’a dit ma maman : “Non, mais c’est bien, ces deux années vont beaucoup t’apporter”. Je n’en doute pas une seconde. Reste à savoir quoi et à quel niveau…

Cette rubrique servira donc de réponse : le VSI, c’est un choix de vie et on en sort grandi !