Archive for août, 2008

Orages. Oh ! Des espoirs - Sénégal’s Fact #2

Alors que chez vous, il pleut et vous en avez ras-le-bol de toute cette pluie, que pour vous, ça veut dire qu’il fait moche et que la journée est fichue, ici, c’est exactement l’inverse. Etant donné qu’il ne pleut que trois mois dans l’année, dès que cela arrive, c’est la fête, tout le monde est content, même si ça veut dire fuites dans la maison, perte de tongs dans la boue, fringues toutes crottées et moustiques en pagaille.

Perso, même si je sais que c’est important qu’il pleuve et que je suis bien contente parce que ça rafraichit un peu, j’ai encore du mal à avoir le réflexe : “chouette, il pleut !”. Encore plus quand je me retrouve avec la maison inondée…

Dimanche 31 août 2008 Sénégal Facts Pas de commentaire

Sénégal’s Fact #1

Cela fait une bonne dizaine de jours qu’il n’y a pas de lune. Dès qu’elle réapparaitra dans le ciel, ils commenceront le Ramadan.
J’ai vérifié, effectivement, la lune n’est pas là (non, elle n’est pas masquée par les nuages). C’est dingue. Elle est passée où ?

Samedi 30 août 2008 Sénégal Facts Un commentaire

Matam’s Fact #2

Il y a trois restaurants ici. Le premier est tout ce qu’il y a de plus normal. Les deux autres n’ont pas toujours de nourriture à proposer ou alors il faut prendre deux assiettes pour faire une vraie portion…

Vendredi 29 août 2008 Matam Facts Pas de commentaire

Matam’s Fact #1

“[...] la période de hautes températures [...] va de février à juin. Pendant cette période, les températures sont élevées et atteignent parfois des pointes de 48°c. La température moyenne maximale se situe entre 43 et 45°C.”

Lu dans une monographie sur la région. Pour être honnnête, je n’ai pas hâte.

Jeudi 28 août 2008 Matam Facts 3 commentaires

Where The Streets Have No Name

Egalement surnommée Matam en verlant, cette petite ville de province est au Sénégal ce que Vesoul est à la France : tout le monde connait, mais personne n’a envie d’y aller.

Pour la présentation géographique, je vous laisse regarder les cartes qui vous attendent à la page “Map of the Problematique” dans la colonne de droite.

Le piège de Matam, c’est que c’est à la fois le nom d’une commune, d’un département et d’une région. A croire qu’ils manquent d’imagination au Sénégal. Je ne parlerai que de la ville pour le moment. On verra pour le reste plus tard.

Matam, c’est 15 000 habitants, répartis dans une bande de 200 mètres de large sur 2 kilomètres de long. C’est un peu une ville à l’américaine (les buildings et tout le côté américain en moins) : la ville est découpée en petits carrés. Il y a quatre grandes rues dans le sens de la longueur et plein d’autres dans le sens de la largeur, avec le fleuve au bout des rues et la Mauritanie juste en face. L’intérêt, c’est que pour aller d’un point à un autre, du coup, on a des dizaines de possibilités.

Deux grands défauts à cette ville. D’abord, il n’y a pas de nom de rue. Par conséquent, on n’a pas d’adresse et surtout, pour se repérer, ce n’est pas toujours facile. Ceux qui veulent peuvent disposer d’une boite postale mais c’est tout (même si on s’appelle Préfecture ou Hôtel de Région). Ensuite, il n’y a qu’une rue goudronnée ; les autres ne sont que de simples chemins en terre. Du coup, l’été c’est hyper poussiéreux et pendant l’hivernage, c’est la gadoue partout et tu dois faire des détours dans tous les sens pour ne pas finir les pieds dans la boue et le pantalon taché (et encore, ça ne marche pas toujours).

Ce qu’il faut également savoir, c’est que nous sommes ici dans une zone rurale. Et comme dans toutes les campagnes de tous les pays, on trouve très facilement ânes (en rut ces temps-ci), volailles diverses, petites biquettes à volonté et autres bêtes à cornes. La différence avec par chez vous, c’est qu’ici, toutes ces bestioles, on les trouve dans la rue (et les plus bruyants très souvent sous ma fenêtre). Mais j’y reviendrai dans un prochain billet : la faune de Matam vaut que l’on s’y arrête…

Et pour l’aspect visuel, la petite photo qui va bien est ici (j’habite en A2).

Mercredi 27 août 2008 Matam Facts 3 commentaires

Le Volontariat de Solidarité International, c’est trop d’la balle

Comme l’a dit ma maman : “Non, mais c’est bien, ces deux années vont beaucoup t’apporter”. Je n’en doute pas une seconde. Reste à savoir quoi et à quel niveau…

Cette rubrique servira donc de réponse : le VSI, c’est un choix de vie et on en sort grandi !

She’s Hearing Voices

Des choses que j’ai pu lire, entendre ou voir. Des choses qui sont en rapport avec le milieu dans lequel j’évolue ou pas. Des infos qui vous concerne ou me concerne. Des choses que j’ai trouvé dingues ou que j’ai simplement voulu vous faire partager.

Sénégal’s Fact

Et bien exactement la même chose que la rubrique précédente, mais appliquée à l’ensemble du pays.

Mardi 26 août 2008 Sénégal Facts Pas de commentaire

Matam’s Fact

Sous ce titre, vous retrouverez des petites anecdotes sur Matam : la ville, le département, la région. Des choses drôles, moins drôles, dignes d’intérêt… ou pas.

Mardi 26 août 2008 Matam Facts Pas de commentaire

Road Trippin’

Avec une semaine de retard, un petit retour sur mon voyage entre Dakar et Matam.


La première chose à savoir concernant la route au Sénégal, c’est que bien souvent, il vaut mieux compter en temps de trajet qu’en kilomètres. Certaines routes sont totalement impraticables et il est parfois préférable de faire le tour du pays plutôt que de prendre la route la plus courte. Par exemple, pour aller de Dakar à Tambacounda, mieux vaut passer par la N2 jusqu’à Bakel.
Ainsi donc, Dakar et Matam ne sont distantes que de 720 km mais il faut compter près de 12 heures pour faire la route.

Après avoir programmé le départ au jeudi après-midi, puis l’avoir décalé au samedi matin puis au dimanche 8h30, nous sommes finalement partis à 9h15.

Apparemment, on a été chanceux, puisque la sortie de Dakar s’est faite sans difficulté alors que d’habitude, c’est le bazar complet.

Premier arrêt à Pout, petite bourgade entre Dakar et Thiès, spécialisée dans la mangue. Là-bas, tous les commerçants au bord de la route vendent des mangues. Tu as besoin de mouchoirs en papier ? Tant pis, il faudra te moucher dans une mangue. Tu veux recharger ton téléphone avec une carte pré-payée ? Et bien non, il faudra envoyer des mangues voyageuses. Ceci dit, ce n’est pas cher du tout. On a dû payer un truc du genre 1000 FCFA les trois kilos.

Second lieu digne d’intérêt : Thiès. Sise à 40 km de la capitale, Thiès est un peu à Dakar ce que Biarritz pourrait être à Bayonne (mais en plus petit). C’est dingue, parce que tout y est propre, calme, ordonné. Ça tranche de manière tout à fait incroyable avec ce que j’avais vu jusqu’à présent.

Ensuite, Tivaouane, haut lieu de la mangue (aussi) mais surtout, ville sainte pour les musulmans Tidjanes. Moralité : de 50 000 habitants en temps normal, la ville peut se retrouver d’un coup avec deux millions de personnes.

Après, une bien belle route pour rejoindre Saint-Louis. En plus, j’ai de la chance parce que nous sommes en plein dans l’hivernage, du coup, tout est vert, tout est beau, c’est super ! Je vous aurais bien montré quelques photos, mais je n’en ai pas prise. C’est dommage, parce que je suis sûre que ça vous aurait faire rêver !

Vers 13 heures, nous sommes arrivés sur Saint-Louis. On y a déjeuné et on en a profité pour rencontrer Jennifer, la fille que je remplace à l’ADOS. L’objectif était de repartir à 14 heures au plus tard. Nous avons repris la route à 14h48. Presque bons.

Et c’est à partir de là que j’ai bien compris que ça n ‘allait plus être comme avant. Plus tu t’éloignes de Saint-Louis, plus la route se dégrade. Plus tu te rapproches de Matam, plus les charrettes remplacent les voitures. En plus, on passe par un endroit ou c’est désertique à souhait : tout plat, pas une bestiole, trois arbustes qui se courent après sur des kilomètres. Il s’agit en fait de terres mal gérées il y a plusieurs années qui sont devenues totalement stériles…

Enfin, entre Saint-Louis et Richard-Toll on a tout de même croisé un singe qui traversait la route. Oui, oui, tout à fait. Ça nous a tous surpris dans la voiture. Plus loin, on a eu droit à un âne qui s’est arrêté sur la route pour voir si nous aussi on allait s’arrêter ou l’écraser. Ensuite, il a fallu slalomer entre les troupeaux de chèvres, de vaches, de bœufs (ou équivalents) qui traversent n’importe comment. À certains moments, la route est tellement dégradée qu’il vaut mieux conduire à côté.

Le voyage s’est terminé de nuit. D’ailleurs, ici, le relief est tellement plat que tu vois les phares de la voiture d’en face à trois kilomètres. On a continué de croiser des animaux le long de la route ainsi que des gens en charrette. Et surtout, n’allez pas croire qu’il y a des lampadaires le long de la route. Les gars se débrouillent pour voir dans le noir. Soit c’est pleine lune et tant mieux. Soit c’est nuageux, et là, je ne sais pas trop comment ils font.

Pour terminer, je crois que j’ai gagné le concours de répartie ce jour-là. Nous nous étions arrêté à Dagana pour rencontrer d’autres volontaires. Au moment de remonter dans la voiture, je croise deux petites filles qui me disent : « Toubab ! ». La seule chose que j’ai pu répondre, ça été : « Et ouais ». Merci, bravo.

Vendredi 22 août 2008 Vis ma vie de VSI 2 commentaires