Archive for mars, 2009
Dakar en résumé
Voilà ci-dessous une photo - à priori - sans intérêt. Et bien détrompez-vous ! Je trouve qu’elle résume très bien Dakar :
- le taxi jaune et noir - encore plus nombreux dans la ville que les boutons d’acné sur le visage d’un adolescent au printemps,
- les voitures cul à cul - c’est un peu le paradis des embouteillages,
- la mosquée au fond à gauche - 95 % des sénégalais sont musulmans,
- le bâtiment en construction - sans pouvoir s’étendre, la ville se modernise et ça construit de partout,
- le télécentre - plus trop en activité avec l’apparition des téléphones portables, ce genre de boutiques reste malgré tout très présentes et comme c’est peint sur le mur…
- le panneau “Flag” - bien que 95 % de la population soit musulmane, une petite bière de temps à autre, ça ne fait pas de mal. Généralement, ce panneau annonce un bar,
- l’impression de bazar - ben ouais, Dakar, c’est aussi ça : de tout, pour tous, partout, tout le temps et parfois n’importe comment !
Nouveauté
Maintenant que ça commence à devenir rigolo, vous allez pouvoir savoir précisément la température quotidienne de chez moi, grâce à la petite fenêtre tout en bas dans la colonne de droite.
Merci à Wami Concept pour l’aspect technique.
Champion du monde
Il paraitrait que les 18 et 19 mai 2008, Matam était l’endroit le plus chaud sur Terre. Ça laisse rêveur….
Problèmes logistiques - Résultats
Ce n’est pas le tout d’organiser des élections (et d’interdire la circulation entre les régions ce jour-là ), mais finalement, c’est quoi le résultat ?
Et bien pour ceux que ça intéresse, sachez que le parti au pouvoir (PDS - Parti Démocratique du Sénégal) a tout perdu. Toutes les grandes villes reviennent à l’opposition (PS - Parti Socialiste) : Dakar, Saint-Louis, Kolda, Ourossogui (oui, c’est une grande ville !), Ziguinchor, etc. Il n’y a que Matam qui fait de la résistance…
C’est même plus que la grosse lose pour le PDS puisque même dans les villes - ou quartiers pour Dakar par exemple - où il y avait des Ministres candidats ou bien le fils du Président de la République (que le père tente d’installer discrètement à son poste en 2012) ou bien même dans la ville d’origine d’Abdoulaye Wade, ils ont perdu.
Maintenant, c’est comme en France, le maire doit être élu dans les quinze jours par le Conseil Municipal. Par contre, pas comme en France, ce n’est pas forcément la tête de la liste majoritaire qui sera élue maire. En fait, toute la question, c’est de savoir si le PDS (pour ne pas citer de nom) va acheter des élus pour qu’ils passent dans l’autre camp et ainsi essayer d’éviter la grosse casse.
Comme à Las Vegas !
Mon coloc’ en a eu l’idée le premier et comme elle est bonne, je la lui emprunte (normal !). D’ailleurs, je lui emprunte même la photo qu’il a prise, car lui, au moins, il sait les prendre. Pour voir ses autres, c’est ici.
Voilà ci-dessous le bout de ma rue. Comme vous pouvez vous en apercevoir, il n’y a… rien ! Bon, en réalité, il y a un village à deux kilomètres, mais sinon c’est tout. Ce vide en face, c’est donc la fin de la capitale régionale.

Problèmes logistiques
Aujourd’hui, au Sénégal, c’est les élections locales. Il s’agit d’élire les conseils municipaux des communes et des communautés rurales.
Et bien à cette occasion, sur ordre du gouverneur, les véhicules des administrations, des ONG, des programmes de développement sont réquisitionnés. Impossible de s’y soustraire. Et pour faire quoi exactement ? Se rendre dans les bureaux de vote distribuer le matériel nécessaire. Chacun est accompagné d’un policier qui veille à ce que tout soit en ordre et le matériel distribué correctement.
Chaque structure (nous aussi, donc) a donc dû mettre à disposition sa voiture et son chauffeur depuis le jeudi 15 heures. Le Gouverneur a fait une répartition aléatoire : tel chauffeur ira dans la communauté rurale à une heure de route, tel chauffeur ira dans la communauté rurale à cinq heures de route.
Et pour compenser la mobilisation, le chauffeur peut donc voter hors du bureau dans lequel il est inscrit (ce qui a peu de sens dans des élections locales, il faut bien l’avouer).
Ce qui m’amène à me demander : comment ça fonctionne en France ?
Tout un symbole - 5 : l’hymne officieux
Son Excellence Maitre Abdoulaye Wade (le président actuel pour ceux qui n’ont rien suivi) ayant - apparemment - lui aussi l’âme d’un poète, il a composé sa chanson. Bien que n’étant pas l’hymne officiel, il est parfois chanté dans lors d’événements officiels. Allez comprendre…
Première partie : Sénégal
Surgis de nos campagnes
Des villes et des faubourgs,
A l’appel de la patrie,
Voici le Sénégal !
Refrain :
Sénégal ! Sénégal ! (bis)
Combattants de la liberté
Sénégal ! Sénégal ! (bis)
En avant ! en avant !
En avant !
Deuxième partie : Afrique
De la mer à la campagne
La savane et la forêt,
A l’appel de mère Afrique,
Voici les Africains !
Garçons et jeunes filles,
Ouvriers et paysans,
Accourons sauver l’Afrique !
Voici les Africains !
Refrain :
Africains ! Africains ! (bis)
Combattants de la liberté
Africains ! Africains ! (bis)
En avant ! en avant !
En avant !
Tout un symbole - 4 : l’hymne officiel
Composé par Léopold Sédar Senghor en son temps, il s’agit de cinq couplets et un refrain. Les paroles ci-dessous et la musique là si jamais vous voulez activer l’option karaoké.
Pincez tous vos coras, frappez vos balafons
Le lion rouge a rugi. Le dompteur de la brousse
D’un bond s’est élancé dissipant les ténèbres
Soleil sur nos terreurs, soleil sur notre espoir.
Refrain :
Debout frères voici l’Afrique rassemblée
Fibres de mon cœur vert épaule contre épaule
Mes plus que frères. O Sénégalais, debout !
Unissons la mer et les sources, unissons
La steppe et la forêt. Salut Afrique mère.
Sénégal, toi le fils de l’écume du lion,
Toi surgi de la nuit au galop des chevaux,
Rends-nous, oh ! rends-nous l’honneur de nos Ancêtres
Splendides comme l’ébène et forts comme le muscle !
Nous disons droits — l’épée n’a pas une bavure.
Sénégal, nous faisons nôtre ton grand dessein :
Rassembler les poussins à l’abri des milans
Pour en faire, de l’est à l’ouest, du nord au sud,
Dressé, un même peuple, un peuple sans couture,
Mais un peuple tourné vers tous les vents du monde.
Sénégal, comme toi, tous nos héros,
Nous serons durs, sans haine et les deux bras ouverts,
L’épée, nous la mettrons dans la paix du fourreau,
Car notre travail sera notre arme et la parole.
Le Bantou est un frère, et l’Arabe et le Blanc.
Mais que si l’ennemi incendie nos frontières
Nous soyons tous dressés et les armes au poing :
Un peuple dans sa foi défiant tous les malheurs ;
Les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes.
La mort, oui ! Nous disons la mort mais pas la honte.
Tout un symbole - 3 : le sceau
Nous y retrouvons le lion (souvenez-vous, les Lions de la Téranga), l’étoile à cinq branches et le baobab (il faudra que je vous en parle de celui-là ).
Désolée, je n’ai pas trouvé plus grand.
Tout un symbole - 2 : la devise
Ici aussi, facile à retenir : un peuple - un but - une foi.
Concrètement, on peut replacer ça dans une phrase : la volonté (la foi) d’unité (le peuple) pour la construction nationale (le but).
À part ça, rien.
